Après 3h30 de traversée entre l’île du Sud et l’île du Nord par le détroit de Cook, nous voilà arrivés à Wellington, capitale de la Nouvelle-Zélande.
Entre collines verdoyantes et mer agitée, ses 215 000 habitants nous accueillent dans une ambiance décontractée et créative.
Bien qu’elle ne soit pas la plus peuplée, Wellington est la capitale politique et administrative du pays depuis 1865, en raison de sa position centrale entre les deux îles.
Malgré cela, la ville garde une taille humaine et un charme tout particulier. Elle mêle architecture victorienne, bâtiments modernes et cafés chaleureux à chaque coin de rue. Et même de très bonnes crêpes bretonnes !
Après deux jours de visite, nous reprenons la route vers le nord, par la côte ouest, jusqu’à New Plymouth, dans l’objectif de voir le mont Taranaki (ou mont Egmont), un majestueux volcan en forme de cône presque parfait (souvent comparé au mont Fuji).
Malheureusement, malgré de belles éclaircies, nous n’aurons pas la chance de l’apercevoir, les nuages restant accrochés autour des montagnes.
Qui dit éclaircies dit aussi belles averses ! Fabien et moi avons eu l’occasion de tester ! Après 10 minutes cachés sous un arbre, déjà bien humides, difficile de faire pire ! Nous avons couru sous une pluie diluvienne pendant 10 bonnes minutes, trempés jusqu’à la moelle ! Nettement moins agréable qu’en Thaïlande, où nous avions vécu la même chose ! Et nous avons vécu pendant trois jours avec nos habits suspendus partout dans le camping-car, en train de sécher… Quelle aventure !
Nous continuons vers le nord et visitons une grotte à Waitomo, coin réputé pour ses vers luisants. Ces minuscules insectes bioluminescents illuminent les voûtes des cavernes comme un ciel étoilé, créant une ambiance féerique.
La grotte de Ruruaki, dont l’entrée se fait par un spectaculaire tunnel en spirale, permet de découvrir un univers souterrain fascinant : formations calcaires sculptées par le temps, rivières souterraines, et bien sûr, les célèbres vers luisants.
La nature environnante est également à couper le souffle, avec des collines verdoyantes et une végétation dense typique de cette région humide.
Ensuite, nous reprenons la route vers Taupō, une charmante ville construite au bord du lac du même nom, le plus grand de Nouvelle-Zélande (plus grand que le lac Léman), formé dans l’immense caldeira d’un supervolcan il y a environ 26 500 ans. Le lac a des allures de mer intérieure, avec ses eaux bleues profondes, ses plages de galets et sa vue imprenable sur les montagnes du parc national de Tongariro au loin.
Nous en profitons pour faire un tour en bateau et admirer les célèbres sculptures maories de Mine Bay. Taillées à même la falaise dans les années 1970 par l’artiste Matahi Whakataka-Brightwell, elles représentent un visage de sage maori et d’autres motifs symboliques. Avec ses 10 mètres de haut, c’est assez impressionnant !
Après cela, nous profitons à nouveau des sources chaudes et bains thermaux ! Une piscine extérieure à 36°C, en plein après-midi, cocktail à la main, devant un film sur grand écran… si ce n’est pas des vacances royales !
Après cette pause ressourçante, nous continuons à visiter la région :
- Les chutes Huka offrent un spectacle impressionnant. Là où la paisible rivière Waikato se resserre brusquement, plus de 200 000 litres d’eau par seconde s’engouffrent avec puissance dans un étroit goulet pour former ces chutes rugissantes.
- Les chutes Āratiatia valent aussi le détour : elles ne se dévoilent que quelques fois par jour, lorsque les vannes du barrage hydroélectrique en amont sont ouvertes. En quelques minutes, le lit asséché se transforme en torrent.
- Le site de Craters of the Moon plonge dans un paysage d’un autre monde. Ce champ géothermique, né dans les années 1950 après des changements dans l’activité volcanique locale, est parsemé de cratères fumants, de bouches de vapeur et de mares de boue bouillonnantes. Une passerelle en bois serpente à travers ce décor lunaire, au milieu des fumerolles et de la végétation adaptée à la chaleur et à l’acidité du sol.
Nous poursuivons au nord vers Rotorua, ville dont l’activité géothermique est visible à chaque coin de rue.
Nous visitons la ville et son odeur caractéristique de soufre ou d’œuf pourri ! Surprenant de voir ces innombrables sources chaudes, geysers, mares de boue bouillonnante et fumerolles disséminés un peu partout.
Nous faisons aussi une balade nocturne et illuminée sur des passerelles à quelques mètres de hauteur au milieu des séquoias, et visitons le site maori et géothermique de Te Puia.
Nous y découvrons l’un des plus grands geysers de Nouvelle-Zélande, Pōhutu, qui peut jaillir jusqu’à 30 mètres de haut — mais qui nous a boudés ! Il y a aussi des bassins de boue bouillonnante, des fumerolles, et un centre culturel maori avec des sculptures magnifiques. Nous avons également vu des tissages, écouté des chants traditionnels, assisté à une démonstration de haka à donner des frissons, et même aperçu des kiwis dans une petite maison sombre spécialement aménagée.
Nous avons goûté des plats traditionnels, notamment l’agneau cuit de façon ancestrale, le hāngī, où les aliments sont placés dans un panier, puis enfouis dans un trou rempli de pierres chauffées au feu de bois. Le tout est recouvert de tissus humides et de terre pour cuire lentement à la vapeur pendant plusieurs heures. Le résultat est savoureux, tendre, et légèrement fumé — un vrai régal !
Après Rotorua, direction la péninsule de Coromandel ! C’est sauvage, avec des plages magnifiques, des routes sinueuses bordées de forêt dense, et des paysages entre mer et montagne.
Nous découvrons les incontournables de la région en creusant notre propre trou à Hot Water Beach pour profiter de l’eau chaude sous le sable, et randonnons à Cathedral Cove, célèbre pour son arche naturelle sculptée dans la falaise. Un vrai paysage de carte postale s’offre à nous !
Nous passons également à Thames, une petite ville qui a connu ses heures de gloire au XIXe siècle grâce à la ruée vers l’or. Nous visitons une ancienne mine d’or, transformée en musée, où nous descendons dans les galeries, casque sur la tête, en avançant à la lampe torche dans les tunnels, entre rails, vieilles machines et anecdotes du guide. La visite devient vraiment concrète quand les machines de l’époque sont mises en marche et qu’on se rend compte de la réalité du travail d’autrefois. Une visite originale et hors du temps !
Enfin, nous passons nos derniers jours à Auckland, la plus grande ville du pays. Construite entre mer et volcans, c’est une ville très étendue, aérée, entourée d’eau et pleine de verdure. Nous avons aimé nous balader dans le centre, admirer la vue depuis le mont Eden (un ancien volcan), et nous détendre au bord de l’eau autour du port.
C’est une belle façon de boucler notre séjour en Nouvelle-Zélande avant de rejoindre la Polynésie française.











































































THE CARPENTRIP Mais où sont passés les Carpentier ?