Après notre escapade dans le nord, nous rendons la voiture de location et c’est parti pour 6h30 de train en direction de Kyoto !
Nous prenons à nouveau le Shinkansen, le célèbre train à grande vitesse japonais. Comparé au TGV français, le Shinkansen brille par sa ponctualité extrême (les retards moyens se comptent en secondes !), sa fréquence impressionnante, et sa précision quasi militaire à quai. Silencieux (sur chaque siège sont rappelées les consignes de silence, et il est même demandé de faire attention au bruit du clavier si un ordinateur est utilisé !), spacieux et d’une propreté irréprochable, il nous fait vivre une expérience sympa… mais tout cela a un coût ! Nous avons pris un abonnement illimité pour 21 jours sur tout le territoire japonais, pour la modique somme de 2 250 € à 4 !
À l’arrivée, il nous faut près d’une heure pour trouver notre bus. Kessy ayant moins de 11 ans, nous devons passer par un guichet avec son passeport pour acheter sa carte de bus. Pas simple dans cette gare gigantesque (deux fois la taille de la gare de Lyon à Paris), avec ses 15 étages et ses 200 000 passagers quotidiens !
Pour découvrir la ville, nous choisissons certains des lieux les plus emblématiques, même si le choix est difficile tant Kyoto regorge de trésors.
Nous visitons bien sûr le quartier emblématique de Gion, célèbre pour être le cœur historique de la culture des geishas, avec ses ruelles pavées, ses maisons de bois et ses lanternes rouges.
Les geishas sont des artistes formées à la danse, la musique, la poésie ou encore à l’art de la conversation. Loin des clichés, elles incarnent élégance et raffinement.
Pour s’imprégner de cette tradition, nous nous laissons tenter par l’expérience du port du kimono. Une assistante nous habille et nous coiffe dans les règles de l’art. C’est beau, mais pas franchement confortable ! Après trois heures à arpenter les rues ainsi vêtus, nous sommes ravis de pouvoir respirer à nouveau.
Nous visitons le sanctuaire Fushimi Inari, dédié à Inari, la divinité du riz, de la prospérité et du commerce, et célèbre pour ses milliers de torii rouges qui forment des tunnels sur plusieurs kilomètres jusqu’au sommet du mont Inari.
Le parcours, ponctué de petits sanctuaires et de statues de renards (les messagers d’Inari), est magique — surtout de nuit, vers 19h30, lorsque l’atmosphère devient plus mystique et la foule plus rare.
Nous faisons une excursion à Nara, l’ancienne capitale impériale du Japon au 8e siècle. Nous visitons le Todai-ji, qui abrite le Grand Bouddha de bronze, l’un des plus grands au monde, ainsi que le Kasuga Taisha, célèbre sanctuaire shinto fondé en 768, et ses milliers de lanternes en pierre et en bronze qui bordent les allées et décorent les bâtiments.
Et au milieu de tout cela, des centaines de daims, considérés comme messagers des dieux, se promènent en liberté et s’approchent volontiers de nous !
Nous visitons la fameuse bambouseraie d’Arashiyama, qui remonte à l’époque Heian (794–1185). Aujourd’hui, cette forêt, entretenue avec soin, est classée parmi les plus belles allées du pays, avec des bambous qui s’élèvent jusqu’à 25 mètres de haut.
Après la balade, nous prenons une pause bien méritée dans un onsen (bain traditionnel) pour les pieds, situé en plein cœur de la gare locale !
Nous visitons également les pavillons d’or et d’argent.
Le Pavillon d’Or (Kinkaku-ji) est un temple recouvert de feuilles d’or, construit à la fin du 14e siècle comme villa de retraite pour le shogun Ashikaga Yoshimitsu. Il se reflète dans un étang paisible, entouré de jardins zen, et correspond parfaitement à l’image que nous nous faisons du Japon !
Le Pavillon d’Argent (Ginkaku-ji), bien qu’il ne soit pas recouvert d’argent, a été construit un siècle plus tard par son petit-fils, Ashikaga Yoshimasa. Plus sobre, il incarne une esthétique toute japonaise : celle de la simplicité et de la beauté imparfaite.
Nous visitons également le château de Nijō-jō, construit en 1603 pour servir de résidence au premier shogun Tokugawa à Kyoto. L’ensemble comprend de magnifiques bâtiments en bois, des jardins paisibles et un célèbre plancher “rossignol”, conçu pour grincer sous les pas afin de signaler toute intrusion !
Nous faisons aussi notre footing dans les jardins impériaux, juste à côté de notre hébergement. Il y a pire comme cadre (même si Kayna et moi préférons quand même la brume matinale du lac d’Annecy !).
Nous consacrons également du temps à la découverte des arts traditionnels japonais.
Avec les filles, nous fabriquons de délicates boucles d’oreilles en origami. À partir d’une simple feuille de 3 cm de côté, et après de longues minutes de précision et de patience, nous la transformons en une jolie grue (orizuru).
Symboles de paix, de longévité et d’espoir, elles évoquent la légende du senbazuru : celui qui plie 1 000 grues voit son vœu exaucé. Une histoire rendue célèbre par Sadako Sasaki, victime des retombées d’Hiroshima.
Nous nous essayons également à la technique du maki-e. Il s’agit d’un art traditionnel japonais de laque décorative, utilisé depuis plus de mille ans. Le terme signifie littéralement « image saupoudrée ». Il consiste à dessiner des motifs sur une surface laquée à l’aide d’un pinceau fin (nous avons un peu triché en décalquant un modèle !) puis à saupoudrer de la poudre d’or sur le dessin encore humide.
C’est un art exigeant, qui demande patience et précision, qualités dont les filles ne manquent pas !
Fabien profite de ce temps pour visiter le musée international du manga. Il abrite plus de 300 000 ouvrages, allant des premiers mangas historiques aux séries contemporaines. Il trouve même les fameux Olive et Tom de son enfance !
Avec les filles, il passe aussi quelques heures dans une salle d’arcade à jouer à plein de jeux vidéo !
Ces quelques jours à Kyoto auront été riches en découvertes et expériences.
Prochaine étape : Hiroshima, suivie d’Osaka, du mont Fuji, avant de conclure notre aventure à Tokyo.

























































THE CARPENTRIP Mais où sont passés les Carpentier ?