Notre arrivée à Christchurch en plein milieu de la nuit et sous la pluie nous met dans l’ambiance ! C’est humide, il fait froid, nous sommes fatigués… ça va être chouette…
En même temps, c’est le début de l’hiver !
Fabien a le mot pour nous remonter le moral : il pleut jusqu’à 7 mètres par an dans certaines régions… seulement 1 mètre en Bretagne…
Personne n’est pressé d’être en camping-car avec ce temps… et comme la ville de Christchurch est fort sympathique, nous y restons un jour de plus, au chaud dans une petite maison !!!
Et on en profite pour faire les boutiques en profitant des soldes ! Achats utiles : sous-vêtements techniques (on en avait déjà une paire, mais mieux vaut en avoir une deuxième), grosses paires de chaussettes en mérinos, chaussons bien chauds pour le camping-car et gros pull oversize en polaire ! On a un style bien particulier, mais finalement tous les camping-caristes ont le même !!! C’est la seule façon de ne pas mourir de froid !!!!
Concrètement, il fait environ 2°C la nuit, donc environ 5°C dans le camping-car, sauf si nous sommes dans un camping avec l’électricité pour brancher notre petit chauffage électrique et gagner quelques degrés !
Malgré ces températures, nous voulions visiter le sud de l’île, avec ses fjords, ses glaciers et ses belles montagnes.
Mais les fortes chutes de neige nous en dissuadent : plusieurs routes sont fermées, et nous ne voulons pas prendre de risque avec notre gros camping-car de location. Et comme la météo n’annonce pas d’éclaircies, ça ne sert à rien de faire tous ces kilomètres pour ne rien voir !
Nous décidons donc de rester dans la partie nord et est de l’île du Sud, et c’est déjà très joli !
L’île du Sud, justement, est la plus grande des deux principales îles de la Nouvelle-Zélande, avec une superficie d’environ 151 215 km², soit 56 % du territoire national.
Elle mesure environ 550 kilomètres de long, du nord au sud, pour une largeur maximale d’environ 400 kilomètres.
Pourtant, elle est beaucoup moins peuplée que l’île du Nord : on y compte un peu plus d’un million d’habitants, soit à peine 20 % de la population néo-zélandaise.
Sur la route, nous enchaînons la traversée de forêts magnifiques, de champs et de collines avec des milliers de moutons !
Son relief est marqué par la présence des Alpes du Sud, une chaîne de montagnes qui traverse toute l’île sur sa longueur et culmine au mont Aoraki / Cook (3 724 mètres), point le plus élevé du pays.
C’est aussi une zone géologiquement active, traversée par la faille alpine, qui marque la rencontre entre les plaques tectoniques pacifique et australienne. Résultat : la région est sujette aux séismes, parfois violents, comme celui qui a touché Christchurch en 2011 et qui a entraîné la mort de 185 personnes. Des milliers de bâtiments ont été détruits ou gravement endommagés, ce qui a entraîné la reconstruction d’une grande partie du centre-ville.
Après Christchurch, nous visitons la péninsule de Banks, et notamment la petite ville d’Akaroa, nichée dans un ancien cratère volcanique.
Nous passons un col à 400 mètres d’altitude et il neige déjà !!!
La cité se distingue par son héritage français, rare en Nouvelle-Zélande, hérité d’une tentative de colonisation au XIXe siècle. Cette influence se reflète encore dans certains noms de rues, bâtiments et traditions locales. Ça a l’air magnifique, mais sous la pluie et le vent, cela perd un peu de son charme…
Nous y visitons une ferme d’alpagas, avec une vue splendide sur la péninsule et des animaux tout doux… en théorie !
En pratique, on se retrouve sous une pluie diluvienne, à patauger dans la boue, sans aucune visibilité, à caresser des alpagas trempés et gelés !!! Expérience… rafraîchissante !!!
Après cela, nous entamons notre route vers le nord et faisons un arrêt à Hanmer Springs, village des Alpes du Sud réputé pour ses sources thermales naturelles.
Une journée dans les piscines chaudes en plein air, avec un timide rayon de soleil qui dévoile de magnifiques montagnes enneigées… le bonheur !
Nous rejoignons ensuite la côte est vers Kaikoura et ses colonies d’otaries !
Si le temps était découvert, nous pourrions sûrement admirer les belles montagnes enneigées… mais nous n’aurons pas cette chance !
Nous poursuivons vers le nord, et après un arrêt à Havelock, capitale des moules vertes (les meilleures du monde, selon eux !!!), nous découvrons enfin la couleur bleue du ciel dans le parc Abel Tasman !
C’est incroyable de beauté !
Le littoral est spectaculaire, avec sa succession de plages dorées, de criques isolées, ses eaux turquoise et sa forêt luxuriante, avec notamment ses magnifiques fougères arborescentes qui atteignent plusieurs mètres de haut.
Difficile de quitter ce coin de paradis… Heureusement, les nuages et les averses nous aident à reprendre la route, direction Picton, pour prendre le ferry et rejoindre l’île du Nord.
































































THE CARPENTRIP Mais où sont passés les Carpentier ?